Laurent Turquois, chef de file démocratie 44

Pourquoi je suis pour un nouveau « DÉPARTement »

Bonjour Laurent Turquois. Vous êtes en campagne pour les élections départementales de la Loire-Atlantique depuis quelques semaines, comment se passe ce début de campagne ?

Cela se passe bien. Je suis sur le terrain partout dans le département et je ressens une émulation et un dynamisme de nos candidatures.

Dans quel état d’esprit êtes-vous par rapport à cette élection ?

Combatif et déterminé à faire en sorte que notre groupe remporte le plus de cantons possibles, au minimum seize, pour gagner la majorité et transformer ce département.

Vous vous présentez comme un candidat sans étiquette, qu’est-ce que cela veut dire de faire de la politique sans étiquette ?

En fait, être sans étiquette veut dire tout simplement que je ne suis adhérent à aucun parti politique. Je ne milite ou siège dans aucun exécutif d’un mouvement politique. Je respecte ceux qui s’engagent, mais je souhaite garder ma liberté. Sans étiquette ne veut pas dire sans conviction, mais mes valeurs et mes convictions constituent un socle pour agir, et pas un but en soi.

J’ai une caractéristique dans mon action publique, c’est d’être pragmatique. Je cherche à prendre la bonne décision au bon moment.

Je respecte ceux qui s’engagent, mais je souhaite garder ma liberté.

Êtes-vous prêt à devenir le Président de la Loire-Atlantique dans moins d’un mois ?

Oui.

Je suis un jeune élu. J’ai été élu conseiller municipal pour la première fois en 2014, élu conseiller départemental en 2015 et maire de Saint-Sébastien-sur-Loire en 2017. Je suis un homme de terrain et un homme de dossiers, j’écoute, j’apprends, j’évolue au contact des gens et des situations, et je peux mettre au service de la Loire-Atlantique, aujourd’hui, cette envie de faire.

Je m’engage par goût du challenge. Parce que je crois au caractère moderne du Département du fait de ses prérogatives à accompagner la vie des habitants au quotidien, de la naissance aux aînés. C’est une collectivité qui a une prise directe sur la vie des gens et qui a des moyens importants. C’est 1,4 Md de budget pour 1,4 million d’habitants. C’est une collectivité où l’on peut rester un élu de proximité en prise directe avec la réalité du terrain pour peu que l’on soit à l’écoute des élus locaux et des habitants et que l’on entretienne un lien permanent avec eux.

Et j’ai la chance d’être soutenu, accompagné, entouré d’une équipe formidable, expérimentée, qui connaît les dossiers, qui est ancrée partout en Loire-Atlantique. C’est un vrai plus dans cette campagne et pour la suite…

Vous vous présentez dans votre canton avec 2 adjointes au maire en charge de l’enfance et de la jeunesse, ce n’est sûrement pas un hasard ?

Effectivement, c’est une des missions les plus importantes du Département, avec les solidarités. Dans un département dynamique, miser sur la jeunesse est une des missions les plus enthousiasmantes. Me faire accompagner par des élues engagées sur cette question était une des conditions de mon engagement.

Je crois au caractère moderne du Département du fait de ses prérogatives à accompagner la vie des habitants au quotidien, de la naissance aux aînés.

Et j’ai la chance d’être soutenu, accompagné, entouré d’une équipe formidable, expérimentée, qui connaît les dossiers, qui est ancrée partout en Loire-Atlantique

Au moment de la Loi sur les rythmes scolaires, vous avez mis en place un véritable service public de l’animation périscolaire à Saint-Sébastien-sur-Loire, avec du personnel en propre, alors que des villes comme Nantes étaient plus timorées sur ce point. Quel sens donnez-vous à ce choix ?

En fait, plus j’avance dans le temps, et plus je suis convaincu que la qualité de l’action publique, du service public qui est rendu par des hommes et des femmes qui sont des agents de la fonction publique territoriale, dépend de notre capacité à capitaliser sur leurs expertises. Je ne regrette pas le choix fait en 2014-2015, parce que je me rends compte que notre système fonctionne bien, et là où plein de villes reviennent aujourd’hui sur le rythme scolaire, je vois combien les parents, les enfants et les enseignants reconnaissent la qualité du service qui est fourni par les agents publics de la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire. C’est en capitalisant sur ces expertises, que nous élus, qui ne sommes que de passage, nous arrivons à conduire des politiques publiques qui ont du sens.

Vous étiez présent lors de la dernière allocution publique de P. Grosvalet, cela s’est passé à Saint-Sébastien-sur-Loire. Il a dit lui-même que ce n’était pas un hasard, y voyez-vous une sorte de passage de flambeau ?

(Avec un énorme sourire), j’aimerais le voir comme cela…

En fait, plus j’avance dans le temps, et plus je suis convaincu que la qualité de l’action publique dépend de notre capacité à capitaliser sur leurs expertises.

Quelle est la réalisation de P. Grosvalet que vous auriez faite différemment si vous aviez été à sa place ?

Je veux mettre l’accent sur l’équilibre des territoires et l’accompagnement des collectivités locales. Les exemples sont trop nombreux : trop souvent le Département a avantagé la Métropole nantaise au détriment du territoire. Je le dis d’ailleurs en connaissance de cause puisque je suis Maire d’une commune de la Métropole et que je me suis battu depuis 2015 contre cette politique.

Un exemple : quand la ville de Nantes peut bénéficier d’une aide de 600 000 € par école pour rénover, agrandir ou construire une école, les autres communes doivent se contenter de 600 000 € pour tous leurs projets scolaires sur le mandat. C’est clairement une rupture d’égalité.

Quand le Département finance des projets d’équipements sportifs ou culturels dans un quartier nantais, il refuse de le faire à Petit-Mars, Pornic ou Savenay !

Je m’arrête là, car je pourrais multiplier pendant des heures les exemples.

Je veux mettre l’accent sur l’équilibre des territoires et l’accompagnement des collectivités locales.

Que vous inspirent les noms de Charles-Henri de COSSE-BRISSAC, Luc DEJOIE, André TRILLARD, Patrick MARESCHAL et Philippe GROSVALET ?

Cela m’inspire beaucoup de respect. Je mesure la responsabilité qu’ils ont portée.

En revanche, je suis interrogatif sur la façon dont le Département est géré depuis ces deux derniers mandats, en contradiction avec notre vision des choses. Je suis convaincu que le Département doit être force d’accompagnement et garant des équilibres des territoires. Aujourd’hui, la réalité est que Nantes et Saint-Nazaire ont été plus favorisés que le reste du territoire, certains diront pour des raisons de connivence politique. Je souhaite pour ma part que le département se développe de façon harmonieuse. Les 17 000 nouveaux habitants n’arrivent pas tous à Nantes ou Saint-Nazaire, et on ne doit pas tout faire pour les obliger à y habiter, cela passe par une logique d’équilibre des territoires.

J’ai interpellé ce matin la Maire de Nantes, Johanna ROLLAND. Je lui ai dit que si nous voulons accueillir les habitants dans de bonnes conditions, il faut investir dans des équipements moins centrés sur la ville de Nantes, de façon à recréer de l’emploi sur tous les bassins.

La logique de la ville de 15 minutes, qui semble faite pour les centres-villes des grands centres urbains, doit pouvoir s’appliquer partout en Loire-Atlantique. Le Département n’a pas besoin d’avoir autant de foncier dans la ville de Nantes, ses services pourraient être mieux répartis sur tout le territoire. Ce n’est pas normal que tout soit fait pour que des jeunes parents n’aient qu’une envie, c’est de s’installer à Nantes ou à Saint-Nazaire, parce que c’est là que l’on concentre les écoles, le commerce, les emplois et les activités. Ce sont les collectivités locales elles-mêmes qui créent les déserts, et pas l’inverse.

On parle de nature en ville, de la baisse du carbone, de la proximité des services et des lieux de travail. Si nous, en charge des collectivités, nous ne donnons pas les moyens aux habitants d’être partout sur le territoire, alors on sera en décalage avec l’aspiration des gens. Ce que je retiens de la crise sanitaire, c’est qu’il y a une vraie aspiration à réinventer des modes de vie différents qui ne sont pas forcément ceux des centres-villes des grandes métropoles.

Je suis convaincu que le Département doit être force d’accompagnement et garant des équilibres des territoires.

Ce que je retiens de la crise sanitaire, c’est qu’il y a une vraie aspiration à réinventer des modes de vie différents qui ne sont pas forcément ceux des centres-villes des grandes métropoles.

Plaçons-nous dans 12 ans, à la suite de vos deux premiers mandats à la tête de la Loire-Atlantique, et nous faisons un point ensemble sur vos réalisations, de quoi êtes-vous le plus fier ?

Douze ans n’est pas un horizon sur lequel je me projette. Dans six ans, ce dont je serais le plus fier, c’est que la qualité de vie des habitants se soit améliorée grâce aux politiques publiques développées par le Département, en offrant des services de bon niveau et au bon endroit. En résumé, d’avoir fait de la Loire-Atlantique un Département utile pour tous.

On entend, parmi les élus de votre majorité à Saint-Sébastien-sur-Loire, dire que le Département est la collectivité la plus proche de ce que vous portez au quotidien. Qu’en dites-vous ?

Cela peut venir flatter notre ouverture d’esprit en termes de conduite de politique publique. On peut aussi trouver ce propos assez inquiétant, dans la mesure où cela voudrait dire que notamment sur les compétences liées à la sécurité, à l’enfance, à la jeunesse, et à la question de l’inclusion, notamment des personnes en situation de handicap et des enfants extra-ordinaires, j’ai finalement moi en tant que maire, considéré que le Département ne nous épaulait pas assez et qu’il fallait donc que sur les 3 politiques publiques majeures du Département, la ville de St-Sébastien prenne le relais.

Dans six ans, ce dont je serais le plus fier, c’est que la qualité de vie des habitants se soit améliorée grâce aux politiques publiques développées par le Département.

Vous avez travaillé à Paris. Comment racontiez-vous la Loire-Atlantique à vos collègues de travail ?

D’abord, j’avais un bonheur fou tous les vendredis soir quand je revenais à Saint-Seb, de ce sentiment de liberté et d’apaisement hors du quotidien parisien. Et comme beaucoup d’habitants en Loire-Atlantique, quand le dimanche après-midi, après le déjeuner familial, j’allais me promener au bord de la mer, je voulais raconter à mes collègues ce bonheur simple en ajoutant « ça, c’est la vraie vie ».

Dans le nom de notre Département, la Loire-Atlantique, tout est dit. Nous avons cette chance de vivre au bord d’un fleuve, et à proximité d’un océan.

Et quels seraient vos lieux les plus marquants en Loire-Atlantique ?

En premier lieu, ce sont les îles de Saint-Sébastien-sur-Loire, elles sont le poumon vert, posé sur la Loire, en plein cœur d’agglomération. Il y a aussi mes souvenirs de Pornic, mes premiers étés sans parents, avec mes copains, cette ville a une saveur et un goût particulier pour moi. Clisson, c’est là où nous avons habité avec mes parents quand nous sommes arrivés en Loire-Atlantique depuis la région parisienne, c’est par cette ville que j’ai découvert la Loire-Atlantique, puis Vertou, qui est resté ma deuxième ville de cœur après Saint-Sébastien, j’y ai grandi jusqu’à l’âge adulte.

J’ai encore des endroits à découvrir. Ma soif de découverte, de compréhension des enjeux, et ma volonté d’accompagner les politiques publiques équilibrées sur l’ensemble des territoires, expliquent ma volonté de devenir Président de la Loire-Atlantique.

Dans le nom de notre Département, la Loire-Atlantique, tout est dit. Nous avons cette chance de vivre au bord d’un fleuve, et à proximité d’un océan.

Ma soif de découverte, de compréhension des enjeux, et ma volonté d’accompagner les politiques publiques équilibrées sur l’ensemble des territoires, expliquent ma volonté de devenir Président de la Loire-Atlantique.

Vous avez donné un coup de main au Secours Populaire à Saint-Sébastien-sur-Loire durant cette crise sanitaire, quel sens donnez-vous à cet engagement ?

Je suis maire à 100%, ce qui me laisse assez peu de temps pour m’investir dans des engagements qui comptent pour moi. Avec le confinement, j’ai eu un peu plus de temps personnel, et les bénévoles manquaient de bras, cela m’a semblé évident en tant que citoyen de donner un coup de main.

C’est sans doute le fruit de mon éducation et de mon histoire, mes parents ont toujours été très engagés au niveau associatif. Pour ma petite sœur et moi, c’était normal de consacrer du temps à des activités qui avaient un sens collectif. J’ai des souvenirs de temps consacré à l’Amicale laïque de Vertou dont mon père a été président, et qui fait partie de mon ADN.

Plus que le dire, ce qui compte pour moi, c’est le faire. Cela fait partie de ce que je suis.

Si je suis prêt à être Président du Département comme je vous le disais tout à l’heure, je suis aussi inquiet, car cette relation directe avec la population pourrait me manquer, on n’aime pas les choses en le décrétant, mais en le vivant. Quand je dis que j’aime les Sébastiennais, je le vis concrètement. La fonction de Président du Département est plus institutionnelle que celle de maire, c’est ce qui m’interroge à ce stade, et je ferai tout pour maintenir une relation directe et étroite avec les habitants.

Quand ma mission d’élu s’arrêtera, ce que j’aurai le plus aimé, c’est d’être confronté à des difficultés, celles de la vie des gens, et d’agir de façon directe et concrète pour tenter de trouver des solutions pour les résoudre. L’échelon départemental est plus institutionnel, C’est pour cela que je crois au lien avec les élus de terrain, les maires, et que je veux construire la politique du Département avec eux. Ce sont eux qui me permettront de garder ce lien étroit avec les hommes et les femmes de ce département.

Pour moi et ma petite sœur, c’était normal de consacrer du temps à des activités qui avaient un sens collectif. Plus que le dire, ce qui compte pour moi, c’est le faire. Cela fait partie de ce que je suis.

Depuis que vous êtes maire à Saint-Sébastien-sur-Loire, vous avez limité le recours aux contrats hors fonction publique à la mairie, vous affirmez régulièrement votre attachement au service public, pouvez-vous en dire plus ?

Devenir fonctionnaire c’est un engagement. Quand on regarde les questions qui sont posées aux concours de la fonction publique, on demande souvent aux futurs agents publics de décrire les droits et devoirs des fonctionnaires. C’est important de reconnaître que les fonctionnaires servent les territoires. La fonction publique territoriale me semble malmenée par l’État. Jamais la crise n’aurait été gérée aussi bien sans l’engagement, le dévouement, le professionnalisme des agents.

Et chose importante, ils travaillent là où ils vivent, leur engagement vient aussi de ce lien naturel avec leur territoire.

Depuis 2014, j’ai découvert un monde que je ne connaissais pas. Je ne suis pas un élu professionnel qui n’aurait fait que ça dans sa vie, j’ai passé une partie de ma vie professionnelle dans le privé, et j’y retournerai un jour. Très clairement, dans les choix qui m’ont conduit à m’engager sur cette élection de 2020, c’est en partie pour et avec les fonctionnaires de Saint-Sébastien. Ce sont eux qui mettent en œuvre les politiques publiques que nous décidons en tant que Maire et élus municipaux, et ils le font avec brio et talent.

La fonction publique territoriale me semble malmenée par l’État. Jamais la crise n’aurait été géré aussi bien sans l’engagement, le dévouement, le professionnalisme des agents.

Certains pensent que l’action publique n’a pas de limite, et qu’elle peut, qu’elle doit pouvoir investir tous les champs de la société. Partagez-vous cette vision ?

Je crois à une action publique qui renforce les liens entre les habitants et qui les protège, notamment dans les périodes difficiles comme celles que nous vivons depuis mars 2020.

Pour autant, je suis pour une société de la responsabilité et de l’engagement. Quand une personne vient me voir, pensant que la collectivité est un guichet auquel elle peut se servir à volonté, à l’exception de situations de grande détresse, j’ai parfois la tentation de lui demander ce qu’elle est prête à faire pour le collectif. Je serai toujours du côté du citoyen engagé, prêt à agir aux côtés de ses concitoyens, et un peu moins enthousiaste devant le « consommateur » de services publics.

Je crois à une action publique qui renforce les liens entre les habitants et qui les protège, notamment dans les périodes difficiles. Pour autant, je suis pour une société de la responsabilité et de l’engagement.

Quelle relation avez-vous dans votre commune avec l’opposition ? Quelle comparaison faites-vous avec la relation que la majorité sortante du Département a avec son opposition ?

Il faut faire une distinction entre le temps de la campagne et le temps de l’action. Mon attitude en campagne, face à mes adversaires, est fondée sur le respect des idées et des personnes. Leurs idées sont aussi respectables que les miennes, à l’exception de celles des extrêmes. Quand vient le temps de l’action, j’ai l’obsession de la co-construction. C’est dans la capacité de cultiver la contradiction des uns et des autres, que l’on peut prendre les meilleures décisions. Quand on est élu, on veut le meilleur. Je suis donc attentif à associer ceux qui ne sont pas dans la majorité dans les politiques publiques qui sont menées, au sein de groupes de travail par exemple, au-delà des instances un peu formelles qui figent le débat.

Au Département, actuellement, si les échanges en session sont empreints de correction et de respect mutuel, ce qui n’est pas le cas partout en France, je le reconnais bien volontiers, pour autant, il faut bien le dire, la majorité sortante ne nous a jamais véritablement associés à la co-construction des politiques publiques. C’est sans doute un axe fort d’amélioration que je tenterai de mettre en place.

Quand vient le temps de l’action, j’ai l’obsession de la co-construction.

Je suis donc attentif à associer ceux qui ne sont pas dans la majorité dans les politiques publiques qui sont menées, au sein de groupes de travail par exemple, au-delà des instances un peu formelles qui figent le débat.

Le Gwen A Du flotte sur le parvis de la Mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire depuis que vous êtes maire. Quelles actions souhaiterez-vous mener pour faire vivre la fibre bretonne dans notre département ?

Aujourd’hui je sais que c’est un débat. Ma position est que notre territoire est lié à la Bretagne, historiquement, culturellement, et dans le quotidien de beaucoup de personnes et d’entreprises. Nous devons entretenir ces racines, notamment sur le volet culturel et de la promotion de la langue bretonne.

Administrativement, il y a aussi une réalité institutionnelle. Dans la création des grandes régions, ce sont le Premier Ministre et le ministre de la Défense qui ont décidé de ne pas associer nos deux régions, en 2014, quand c’était possible. Je ne suis pas sourd à ceux qui ont signé une pétition sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Ce n’est pas à moi en tant que maire aujourd’hui, ou demain, le cas échéant, en tant que Président du Département, de décider du référendum, ni d’en décider du périmètre. Ce que je constate, aujourd’hui, c’est que les Pays de la Loire pèsent sur l’échiquier des Régions en France, c’est une région qui fonctionne bien et qui est attractive.

Ma position est que notre territoire est lié à la Bretagne, historiquement, culturellement, et dans le quotidien de beaucoup de personnes et d’entreprises. Nous devons entretenir ces racines, notamment sur le volet culturel et de la promotion de la langue bretonne.

Vous habitez dans l’agglomération nantaise. La Loire-Atlantique est aussi un département rural, comment comptez-vous répondre aux attentes des communes rurales ?

J’habite en ville, mais j’aime les territoires ruraux. J’ai séjourné régulièrement dans la ferme de mes grands-parents dans le Poitou durant les vacances scolaires pendant mon enfance et mon adolescence. Ma connaissance du monde rural a quelque chose d’intime et de personnel.

Je crois aussi à la connaissance des sachants. Je mise sur ma capacité d’écoute et de compréhension des enjeux. Je mise sur un maillage des territoires, au plus près des besoins, en m’appuyant sur les maires pour rester en permanence en phase avec les enjeux du monde rural.

J’habite en ville, mais j’aime les territoires ruraux. Ma connaissance du monde rural a quelque chose d’intime et de personnel.

La question climatique prend de plus en plus d’importance dans le débat public. Comment imaginez-vous que le Départementpt de la Loire-Atlantique puisse être utile sur cette question ?

Aujourd’hui la question est tellement prégnante, que je crois que chacune des politiques publiques doit être passée au tamis de la question climatique, sans dogme environnemental, mais avec une envie de donner à nos enfants un monde meilleur.

Nous allons planter 1,5 million d’arbres, autant que d’habitants, durant le mandat. Cette action forte servira à préserver, voire à restaurer la biodiversité en confortant les haies dans les territoires ruraux, à recréer des espaces boisés, mais aussi à créer des espaces de fraîcheur dans les agglomérations. Cela va concourir à réguler l’empreinte de l’homme en économisant 6000 tonnes par an de Co2 sur un territoire sur lequel il vit, et qu’il doit protéger pour le léguer aux générations futures.

Je crois que chacune des politiques publiques doit être passée au tamis de la question climatique.

Et maintenant, je voudrais que vous répondiez en quelques mots, au maximum une phrase, aux questions suivantes, pour un portrait express.

  • Une force de caractère que vous vous reconnaissez ? Travailleur et déterminé.
  • Ce qui vous a le plus surpris quand vous êtes devenu maire de Saint-Sébastien-sur-Loire ? Mes capacités d’écoute et d’empathie que je n’avais pas encore pu éprouver à ce point jusque-là.
  • Ce que vous aimez le plus faire dans votre rôle d’élu ? Œuvrer pour l’intérêt collectif.
  • Un moment qui vous a ému dans votre mandat de maire ? Sans la moindre hésitation, l’histoire de vie racontée par un gamin de 17 ans, arrivé d’Afrique du Nord, alors qu’il était scolarisé aux Savarrières. J’ai été bouleversé par son récit de la traversée de la Méditerranée. C’est sans doute la seule fois où je me suis trouvé ému jusqu’aux larmes dans la salle du conseil.
  • Ce qui vous révolte en tant qu’élu, ou qui peut vous mettre en colère ? La capacité de certains à défendre leur intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif. Ce qui peut les rendre parfois agressifs ou haineux face à des élus qui cherchent à trouver des solutions qui conviennent au plus grand nombre.
  • Le dernier livre que vous ayez lu ? Je suis en train de lire le dernier Goncourt des Lycéens, Les Impatientes, de Djaïli Amadou Amal. C’est l’histoire de 3 femmes peuls musulmanes, mariées sans leur consentement et dans un contexte de polygamie.
  • Où allez-vous, que faites-vous quand vous avez besoin de vous ressourcer, de puiser de l’énergie ? A Pornic, le long du  chemin des douaniers, face aux pêcheries.
  • La valeur à laquelle vous êtes le plus attaché ? L’honnêteté.
  • Ce que vous détestez par-dessus tout ? L’individualisme.
Laurent Turquois

Laurent Turquois Chef de file

" Notre projet découle de l’Union de la Droite, du Centre et des Sans Étiquette. Il s’appuie sur des candidats enthousiastes alliant expérience, nouveauté et implantation locale. Il est décliné dans chacun des 31 cantons pour prendre en compte la diversité des territoires et de leurs acteurs. Ce projet est réaliste, notre crédibilité en dépend, ambitieux, la Loire-Atlantique le mérite, concret, il améliorera directement votre quotidien. Vous pouvez Naturellement compter sur notre détermination pour bâtir ensemble un nouveau DÉPARTement. "